vendredi 15 novembre 2019

Coropuna

Un nouveau 6000, le Volcan Coropuna dans les environs de Arequipa. Je pensais qu'il faisait 6425 mais il serait plus à 6377 selon différentes sources.

Arrivé à Arequipa, je ne reste que 2 nuits. Ici je ne suis qu'à 2300 et je perds mon acclimatation. Je fais donc le plein de bouffe et direction le volcan. Il faut prendre un bus de nuit (19h) pour Cotahuasi. Zéro touriste pour cette ville et son canyon (qui est aussi profond que le Colca).

Je suis déposé à 4600 près d'une lagune à 1h du matin. Juste le temps de m'éloigner de la route et je plante la tente.

Au matin le volcan est visible mais déjà bien dans les nuages.



Seulement 3hres de marche pour rallier le camp de base à 5100. Ca ne sera pas le bon endroit malheureusement et cela me rajoutera un peu de mètres pour l'ascension. Temps pourri et c'est aussi pour cela que je me pose ici. Heureusement le soleil ne beau temps revient juste pour le coucher de soleil.


La trace GPS que j'avais téléchargé prend un drole de chemin, et je ne le suivrais pas, cela ressemblait plus à une trace de descente. Levé vers 3h30 mais il fait moche, on n'y voit rien, je reporte et vers 4h ca s'est découvert et je me lance. Je vois une lumière au loin et je vais dans cette direction, cela conforte mon idée de ne pas suivre la trace GPS.



Gros chemin de rocaille ! Visibilité très bonne et je n'ai pas eu à utiliser la lampe frontale.
Le chemin est évident, je le suis et la dernière partie (rocheuse) est bien verticale.


Les alentours sont jolis, hier je ne voyais rien, ce matin des sommets se dégagent.


Le Nevado Coropuna est un stratovolcan et il possède 8 cimes, j'en entraperçois déjà les contours avant d'arriver à la fin de la partie rocheuse.


Je vois un groupe juste devant moi, qui vient de chausser les crampons et qui montent (avec leur guide) en zigzag. Le temps de chausser les miens et me voilà également parti. Le soleil qui se lève derrière le volcan pointe son nez.


Je monte plus directement que eux, et je double le groupe assez vite pour arriver au sommet seul et juste avant les nuages qui arrivent doucement. Quelques centimètres de neige qui nécessite de faire la trace. Arrivé au dôme,  il faut encore marcher pour arriver au sommet. Rien qui le marque mais une belle vue.






Timing parfait pour moi, je retourne au dôme où le groupe arrive et moi j'entame la descente juste au moment où la tempête se lève. Visibilité quasi nulle et la neige tombe.
Je prends la trace GPS pour redescendre et je connais pas le chemin, le GPS aide bien avec ce temps.
Retour sous la tente qui est couverte de neige. Retour au chaud sous le duvet et petit repas avant le repos. Je ne descendrais pas vers la route ce jour car il neigera pratiquement toute la journée.




Le lendemain matin, le temps est meilleur (mais pas longtemps), j'en profite pour démonter la tente et rejoindre la route. Je fais du stop pour rejoindre Cotahuasi.



mardi 5 novembre 2019

Copacabana ... vers le retour au Pérou

Voyant comment les événements avancent, j'ai préféré quitter le pays avant (et j'ai bien fait, quelques jours plus tard, tout sera bloqué.) et rejoindre le Pérou. Petit Stop à Copacabana, ville (touristique) frontière avec le Pérou.

J'ai absolument pas aimé, et je le savais avant d'y arriver mais je voulais pas faire le voyage en seule traite jusqu'au Pérou.
Bus rempli de touriste et en ville, c'est que des Européens. Tout est payant et rien d'intéressant pour moi.
Heureusement je n'y suis resté que 2 jours.









vendredi 1 novembre 2019

Le Huayna Potosi

Nouveau 6000 mais avec une agence cette fois. Le Potosi est le sommet le plus touristique et presque une classique pour les touristes.
J'ai croisé Guillaume et Théo, 2 français, à la Paz et qui voulaient faire cette ascension avant de rentrer en France. Je les ai accompagné pour cette ascension prévu en 2 jours.

Direction le premier refuge à 4700 qui s'atteint en voiture. On y arrive assez tôt, on y reste un petit moment avant de prendre l'équipement qui est fourni, pour monter au 2ème refuge à 5200.

Montée tranquille pour arriver vers les 14h au refuge. Beau temps et belle vue sur le chemin à parcourir le lendemain.









Refuge basique mais sympa. Il fait assez chaud avec le soleil. Il y a un couple avec nous mais pas plus de monde. Au lit à 19h.



Pas de difficulté sur cette partie, sauf un endroit sous la neige mais ca passe avec l'aide des cordes déjà posées.

Départ prévu le lendemain à 1h du matin pour arriver au sommet pour le levé du soleil. Montée tranquille, même si mon binôme n'est pas très rapide. On arrive assez tôt, en pleine tempête, on ne verra rien.

Vent et neige sur la descente et peu de visibilité. Ascension assez facile, mais il faut faire attention car il y a beaucoup de crevasses. On a été encordé tout le temps. Ce fut une bonne expérience malgré le peu de vue. L'équipement était de bonne qualité car j'ai pas eu froid malgré le vent. Quelques photos sur la descente quand les nuages bougeaient un peu. Sommet à 6088.






dimanche 20 octobre 2019

Le parc de Sajama et mon premier 6000 : Le Parinacota

Depuis Cusco, je file en Bolivie. La situation n'est pas top, car les élections présidentielles se profilent. Je décide donc de filer sur le Np de Sajama.

Le village se trouve déjà à 4200 mais je suis bien acclimaté. Il est dominé par le volcan Sajama à 6542. Il y en a plusieurs dont celui qui m'intéresse, le Parinacota, volcan qui culmine à 6350.
Non technique et possible de le faire en solo.

Arrivé sous le mauvais temps, orage et averse de neige !!


Heureusement cela ne dure pas, je me décide à faire un circuit. Je vais avec 2 belges vers la première lagune qui est à 12km du village et guère plus haut.

Rien de particulier sauf des lamas et des flamants roses.


Après 2 jours les volcans se dévoilent enfin. Le Sajama.


Et le Parinacota et son voisin le Pomerape.



Longue et usante randonnée pour rejoindre ensuite les lagunas alturas à 5000. Le problème de ce parc est l'absence d'eau. Heureusement, ici, il y en a un peu avant la lagune ... temps d'une pause.


Arrivé assez tard sur la première lagune, dur de trouver une place car l'endroit est assez venteux. Je me pose à peu à l'écart de la lagune.



Le lendemain, longue journée pour rejoindre les autres lagunes et redescendre dans la vallée. Pas trop de montée pour y arriver et malgré les 5000 ca se passe bien.

De jolis décors et quelques touristes qui font une boucle à la journée.




Les volcans réapparaissent et la longue descente vers les Geysers se fait tranquillement. Comme il est encore assez tôt je continue pour avancer vers le camp de base du Parinacota. Je file tout droit sans repasser par le village. Difficile car il faut gérer l'eau, il n'y en a plus depuis la descente, la chaleur et les montées descentes dû au fait que je coupe tout droit.



Je rattrape la piste (21km depuis le village) qui mène au camp mais je ne la suis pas. Je reste sur les hauteurs car le but est de trouver de la neige pour faire le plein d'eau.
J'en trouve en arrivant sur les hauteurs du refuge qui se découvre à moi. Je remplis un de mes sacs de compression et mes bouteilles déjà vide.



Personne au refuge, basique avec juste des lits dortoirs. Je me pose et repose. Je croise vers 12h, 3 touristes qui viennent de faire l'ascension. Ils attendent le véhicule qui vient les chercher. Ils me donnent quelques conseils et me revoilà tout seul pour le reste de la journée.

Levé à 4h du matin pour l'ascension. Legging et pantalon et les 3 couches du haut. Pas de vent, j'ai de la chance il ne fait pas froid ! Je pars à 4h30, sac léger avec l'essentiel. Rapidement le jour sur lève et je suis le chemin tracé par les nombreux passages. Première partie en partie rocheuse, rien de difficile.


Gros soleil et la partie des pénitents (genre de stalagmite de glace), pas besoin de crampons (dans le sac) mais il faut zigzaguer entre. Arrivé au sommet vers 9h, soit 4h30 de montée.




Gros cratère à pic et superbe vue sur les alentours. Toujours pas un grain de vent et un gros soleil.




Après être resté un bon 30 minutes, je me lance dans la descente, chemin plus direct mais toujours avec des pénitents bien pénible.


Repos et je refais le sac avant de repartir vers les 13h, objectif perdre de l'altitude et demain rejoindre le village.